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« Petite casbah », une histoire (post)coloniale entravée

Analyse · Le projet éditorial publié par les éditions Bayard Jeunesse, tiré du dessin animé éponyme, a subi de nombreuses interventions en cours d’écriture. La doctorante Laura Orban, un temps coautrice, explique pourquoi elle a décidé de retirer sa signature, et analyse en quoi cette expérience est un révélateur de logiques plus générales à l’œuvre dans l’écriture et dans la transmission de l’histoire coloniale et postcoloniale.

El-Milia (Algérie), 1956. Des élèves devant leur école.
© Archives privées de Stanislas Hutin

La critique de l’histoire coloniale et postcoloniale ne suffit pas à s’affranchir des cadres que celle-ci nous a légués. Dans le projet éditorial Petite Casbah (paru récemment aux éditions Bayard), composé d’un livre documentaire et d’une bande dessinée dérivés de la série animée éponyme (diffusée fin 2024 sur France Télévisions), une réécriture intervenue en fin de parcours a profondément transformé le texte. Au nom de la nécessité de faire exister ce livre dans un contexte marqué par la banalisation du négationnisme historique et par l’exigence de rendre le propos accessible à un jeune public, la maison d’édition a entériné la réécriture.

Associée au projet, j’ai pour ma part décidé de retirer mon nom de l’ensemble de l’œuvre, qui comprenait l’ouvrage Petite Casbah, 1955-1965 : une histoire de l’Algérie racontée par deux enfants1 (mêlant échanges épistolaires et pages documentaires, visant à restituer une histoire de l’Algérie contemporaine à hauteur d’enfants, entre guerre d’indépendance et premières années postcoloniales), ainsi que trois tomes d’une bande dessinée (reprenant les images de la série animée et des dossiers documentaires) auxquels j’ai contribué plus marginalement. Ce cas invite plus largement à interroger les conditions d’écriture et de transmission de l’histoire coloniale et postcoloniale, y compris lorsqu’elle se revendique d’une perspective progressiste.

Couverture de l'ouvrage documentaire « Petite Casbah, 1955-1965 : une histoire de l'Algérie racontée par deux enfants » (Bayard jeunesse).
Couverture de l’ouvrage documentaire «  Petite Casbah, 1955-1965 : une histoire de l’Algérie racontée par deux enfants  » (Bayard jeunesse).
© Bayard Jeunesse

Comme le rappelle l’historienne Malika Rahal, en France et en Europe, l’histoire coloniale et postcoloniale demeure largement structurée par le regard du colonisateur. Elle est racontée depuis ses marges anciennement coloniales au détriment des expériences et des perspectives de la population ex-colonisée2. Des contraintes éditoriales et financières, associées à des stratégies politiques et à des biais mémoriels, contribuent à faire perdurer cette focale coloniale. Il devient dès lors urgent de recentrer l’histoire des pays anciennement colonisés. Cela implique de mettre en question l’affrontement postcolonial qui les maintient dans un rapport, même critique, à leur ancienne métropole.

Domestiquer les voix (dé)colonisées par la réécriture

À l’invitation de mon collègue historien Sylvain Pattieu, j’avais rejoint ce projet en janvier 2024, non sans hésitations, consciente des enjeux politiques et éditoriaux qu’il impliquait. Doctorante en sociologie politique et en histoire, soucieuse de diffuser le savoir scientifique auprès du grand public, je m’y suis engagée jusqu’à sa quasi-finalisation. C’est alors que la société de production Darjeeling, associée à la série animée et dotée d’un droit de regard, inattendu pour moi, sur le projet éditorial, a procédé à une réécriture en profondeur des textes. Liées par un contrat contraignant dans un contexte éditorial fragilisé, nos éditrices ont dû en accepter une large part. Il ne s’agissait pourtant pas de simples ajustements narratifs, mais de transformations substantielles des postures des personnages et des réalités historiques.

Situé en 1965, le livre-documentaire se présente comme un échange épistolaire entre Khadidja, protagoniste algérienne installée à Alger, et Philippe, l’un de ses amis, juif d’Algérie exilé à Marseille depuis l’indépendance, intervenue trois ans plus tôt. Ces lettres sont accompagnées de pages documentaires. Dans sa version initiale, notre texte s’efforçait de faire coexister ces deux expériences situées en accordant à chacune une place équivalente. Dans la version retravaillée, un déséquilibre apparaît au fil des coupes et des réécritures, qui, au-delà d’une simplification, modifient la précision et la singularité des voix. Dans un exemple emblématique, des éléments évoquant les conséquences traumatiques des violences coloniales sur des personnages algériens ont été supprimés.
Version initiale de la lettre de la protagoniste Khadidja :

Je comprends que pour toi c’est dur d’avoir dû partir, mais il était temps de mettre fin à tout le mal que la colonisation puis la guerre nous ont fait. Pense par exemple à toutes les familles qui ont perdu des proches pendant la guerre. Tu sais, ma mère pleure à chaque fois qu’elle repense à deux de ses cousins : l’un qui été tué au maquis, et l’autre qui a disparu sans jamais être revenu après avoir été enlevé par l’armée française. Il était temps qu’on obtienne notre Indépendance.

Version publiée (p. 27) :

Je comprends que, pour toi, c’est dur d’avoir dû partir, car vous avez quitté tout ce que vous aviez en Algérie et en plus vous avez perdu un pays… Mais il était temps qu’on mette fin à tout le mal que la colonisation, puis la guerre, nous ont fait. À nous aussi, tout cela nous a fait beaucoup de mal : nous avons perdu des proches, des amis, des voisins que nous aimions, mais il fallait vraiment qu’on obtienne notre indépendance.

Dans la version publiée, l’accent mis sur le traumatisme de Philippe infléchit la posture de Khadidja : sa célébration de l’Indépendance est atténuée au profit d’une attention plus marquée à l’expérience de ceux qui ont quitté l’Algérie. Ce déséquilibre se manifeste dès un ajout à la première lettre de l’adolescente (p. 18) :

Même si, au fond de moi, j’étais triste de te perdre, je dois dire que j’étais sacrément contente de ce qui nous arrivait. C’est un sentiment étrange et qui peut te sembler contradictoire : d’un côté, il fallait que la France parte, de l’autre, elle a emporté avec elle des gens que nous aimions.

Ce déplacement imposé lors de la réécriture finale s’inscrit dans un cadre plus large, marqué par la prédominance d’un récit de la « déploration3 » de l’ex-colonisateur autour de 1962, façonné et relayé par une abondante production culturelle, scientifique et médiatique centrées sur les départs. L’événement y apparaît d’abord, pour reprendre les mots de l’historien et anthropologue Nathan Wachtel4, « par ses marges [les Français] ou, pour mieux dire, par ses minorités [démographiques], au profit d’une histoire tragique, une histoire de vaincus, alors que l’on s’attendrait à être submergé par une histoire des vainqueurs », en l’occurrence des Algériens. Il ne s’agit ni de tomber dans une « compétition mémorielle », au sens défini par Michael Rothberg5, spécialiste de la mémoire de l’Holocauste, ni de nier la singularité de certaines trajectoires.

Orientalisme et émotions passées sous silence

C’est le cas de Philippe, qui, contrairement aux autres Français vivant comme colons en Algérie, a dû quitter sa terre d’origine, à l’instar de très nombreux Juifs d’Algérie juridiquement français depuis le décret Crémieux de 1870. L’enjeu est plutôt de rappeler que, dans un contexte de décolonisation, raconter les trajectoires des marges ne peut se faire au prix de l’histoire de la majorité. Il est donc essentiel d’en rendre les récits visibles, au risque sinon de passer à côté du sens de l’événement.

Autre ajout : un extrait renvoyant à une scène du dessin animé où Khadidja offre des makrouds à Guy, fils du policier français responsable de l’arrestation de son frère Malek. D’abord complice de son père, participant à la traque des proches de Khadidja, Guy évolue et finit par agir brièvement en leur faveur. Le récit met alors l’accent sur cette transformation, plutôt que sur les effets des violences subies par Khadidja.

Philippe commente ainsi (p. 45) : « Après, tu te souviens, c’est toi qui lui as donné des makrouds pour son départ, j’ai trouvé ça tellement chouette de ta part. Tu es incroyable Khadidja ! C’est vrai qu’il s’est bien rattrapé et que ce n’était pas sa faute si son père était policier. »

Et Khadidja de répondre (p. 50) : « Il ne faut jamais aller vite et juger les gens trop rapidement. »

Au-delà de l’orientalisme de la scène, l’échange, en ne valorisant que la grandeur d’âme de Khadidja à travers ce geste d’offrande rédempteur, passe sous silence les émotions douloureuses que la jeune fille peut éprouver envers le policier et son fils. Le récit instaure ainsi un rapprochement final entre victimes et proches de leurs bourreaux, tout en reléguant la question des responsabilités. Sous les traits d’un pacifisme romancé, il contribue à édulcorer des situations d’injustice qui appelleraient, avant tout apaisement, un travail de justice.

Disparition du mot « tortures »

Pris ensemble, ces choix contribuent à déséquilibrer l’ensemble narratif et à en déplacer le centre de gravité. Et c’est précisément dans ces ajustements, presque imperceptibles si l’on n’a pas accès aux versions intermédiaires, que se manifestent les cadres de pensée évoqués plus haut. Quand bien même l’acceptation peut être justifiée (accessibilité pour un jeune public, lutte contre la banalisation et la diffusion du négationnisme historique), ces transformations n’en soulèvent pas moins des enjeux historiographiques fondamentaux. Ceux-ci sont d’autant plus sensibles qu’il s’agit de transmettre l’Histoire à un jeune public.

L’idée selon laquelle certaines informations pourraient être difficiles, voire « traumatisantes », pour un lectorat d’environ 10 ans peut s’entendre. Elle appelle toutefois deux remarques. D’une part, les enfants d’aujourd’hui, en France, sont exposés, directement ou indirectement, à des formes variées de violence via les jeux vidéo, différents médias ou encore leurs trajectoires personnelles. Il est donc à mon sens possible d’aborder ces réalités sans trop les lisser, à condition de les restituer à travers des expériences et des émotions incarnées par les personnages. Ils sont en mesure de comprendre que les protagonistes sont affectés, chacun pour des raisons différentes. Et c’est précisément cette coexistence de bagages émotionnels qui faisait la force du projet initial.

D’autre part, cet argument ne saurait justifier la suppression de certains termes. Le mot « torture », présent dans la première version (« Je ne veux même pas imaginer les méthodes de torture qu’elle a subies »), a ainsi été remplacé par « violences » (« Je ne veux même pas imaginer les violences qu’elle a subies », p. 42), à l’initiative de l’éditrice, avant même tout blocage formel de la production, et alors qu’une autre occurrence du terme a été gardée dans les pages documentaires que nous avions rédigées pour illustrer les lettres. Or ce type de reformulation risque de produire l’effet inverse de celui recherché.

Publier dans un contexte de négationnisme historique

Les échanges avec le public (notamment lors de l’avant-première du dessin animé, le 9 octobre 2024, au Musée national de l’histoire de l’immigration, où l’audience était majoritairement issue de l’immigration algérienne), les retours d’enquête relayés par l’éditrice, ainsi que ce que l’historien Benjamin Stora a nommé la « communautarisation des mémoires6 », témoignent d’une demande sociale spécifique de la part de publics ayant subi, directement ou indirectement, des crimes coloniaux. Dans ce contexte, la substitution de certains termes peut créer un décalage avec les usages et les cadres de compréhension déjà partagés dans certains espaces familiaux et scolaires, et compromettre ainsi l’élaboration d’un récit pour tous.

Si certains débats ont finalement donné lieu à des arbitrages en faveur des positions de Sylvain Pattieu et de moi-même, ils n’en demeurent pas moins révélateurs d’enjeux plus larges. Le maintien du terme de « ségrégation », par exemple, contesté au motif qu’il renverrait davantage, dans l’imaginaire français, à l’apartheid sud-africain, a ouvert une réflexion sur la manière de transmettre au grand public, et en particulier aux jeunes lecteurs, des catégories élaborées par les historiens notamment pour qualifier les situations coloniales7. À ce titre, l’historienne Sylvie Thénault mobilise elle-même la notion d’« apartheid8 » pour décrire le cas algérien dans un article publié dans la revue de vulgarisation L’Histoire. Pourquoi alors se priver de ces outils pour dire ces réalités ?

 Le dessin animé « Petite Casbah » diffusée fin 2024 sur France Télévisions.
Le dessin animé «  Petite Casbah  » diffusée fin 2024 sur France Télévisions.
© Darjeeling

Ensuite, sur l’argument de la nécessité de faire exister ce texte malgré tout, dans un contexte de négationnisme historique, il pouvait sembler d’autant plus recevable qu’il intervenait à un moment charnière pour les éditions Bayard, marqué par des mobilisations (in fine fructueuses) contre le recrutement d’Alban du Rostu, ancien bras droit du milliardaire ultraconservateur Pierre-Édouard Stérin. Les réactions virulentes suscitées dans l’extrême droite et parmi les réactionnaires nostalgiques de l’Algérie française par la diffusion de la série Petite Casbah9 avant la parution du projet éditorial étaient citées lors d’échanges autour du livre avec la production pour en attester l’utilité publique. Cela ne saurait toutefois suffire à soulager notre conscience. S’opposer à l’extrême droite ne peut constituer notre seule boussole morale, et se dire anticolonialiste ne garantit pas non plus une approche juste.

Avoir les exigences d’une approche véritablement décoloniale

Lorsqu’il reste une posture de principe, cet anticolonialisme peut reprendre des réflexes hérités du prisme colonial : raconter les sociétés colonisées sans partir de leurs propres voix et de leurs propres trajectoires. Il faut donc déconstruire ces biais et accorder une place réelle à des perspectives qui ne soient pas conditionnées par un regard blanc qui règle ses comptes avec lui-même. Il s’agit donc de décentrer l’histoire du colonisateur (quelle que soit sa déclinaison politique) pour la recentrer sur le pays concerné. Faute de quoi, à mesure qu’une vision eurocentrée s’impose et que les témoins disparaissent, la possibilité d’entendre d’autres vécus devient toujours plus fragile.

Cette difficulté à raconter une histoire plus juste et complète se retrouve dans la bande dessinée en trois tomes associée au projet. Parmi les trois figures historiques présentées dans les dossiers documentaires en fin de volume, aucune n’est algérienne, à l’exception de Juifs ayant acquis la citoyenneté française en vertu du droit colonial. Écrire l’histoire de l’Algérie coloniale sans eux revient à en donner une vision profondément tronquée.

Ce livre s’inscrit dans une nécessité réelle : celle de proposer au jeune public des récits pluriels, capables de nourrir un regard critique sur l’Histoire. Mais la vision qui a fini par s’y imposer ne respecte pas, selon moi, les exigences d’une approche véritablement décoloniale. Dans ces conditions, je ne pouvais plus y voir associé mon nom.

Car ce qui se joue ici dépasse ce seul projet. Il ne s’agit pas d’un cas isolé10, mais d’un révélateur de logiques plus générales à l’œuvre dans l’écriture et dans la transmission de l’histoire coloniale et postcoloniale, y compris lorsqu’elles se revendiquent progressistes. En cela, le livre fonctionne comme un cas d’école, au sens littéral et figuré. À l’heure où ces questions mémorielles sont constamment réactivées par l’actualité, des relations franco-algériennes à la question palestinienne, en passant par la guerre en République démocratique du Congo, il devient nécessaire d’interroger les cadres dans lesquels ces histoires sont écrites et transmises. C’est à cette condition que d’autres récits pourront continuer d’émerger.

Bayard et Darjeeling donnent leur version

Afrique XXI a contacté les éditions Bayard et la maison de production Darjeeling pour un contradictoire. Aux cinq questions posées, Bayard a répondu ceci :
« Chez Bayard Jeunesse, nous voulons aider les enfants à mieux comprendre le monde et les autres. L’ouvrage Petite Casbah s’inscrit dans cette démarche. Comme pour l’ensemble de nos publications jeunesse, le texte a fait l’objet d’un travail éditorial approfondi, mené en collaboration avec les auteurs, afin de rendre le contenu compréhensible et accessible pour des lecteurs dès 8 ans, dans le respect du cadre historique. »

De son côté, Darjeeling a renvoyé la responsabilité des choix à Bayard, répondant ceci :
« En tant que société de production et cessionnaire des droits de l’œuvre originale dont est issu l’ouvrage publié par Bayard, Darjeeling a été associé au projet dans le cadre habituel de son développement. À ce titre, l’écriture, les choix éditoriaux et la validation finale des textes relèvent exclusivement de la responsabilité de l’éditeur, en lien avec les auteurs de l’ouvrage. » M.P.

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1Pattieu Sylvain, Petite Casbah, 1955-1965  : une histoire de l’Algérie racontée par deux enfants, Bayard Jeunesse, coll. «  Documentaire 8 ans et +  », 2026.

2Rahal Malika, Algérie 1962  : une histoire populaire, Paris, La Découverte, 2022.

3Rahal Malika, op.cit., p. 14.

4Wachtel Nathan, La Vision des vaincus. Les Indiens du Pérou devant la conquête espagnole, 1530-1570, Gallimard, Paris, 1971, cité par ibid., p. 15.

5Rothberg Michael, Multidirectional Memory : Remembering the Holocaust in the Age of Decolonization, Stanford (California), Stanford University Press, coll. «  Cultural Memory in the Present  », 2009.

6Stora Benjamin, Les questions mémorielles portant sur la colonisation et la guerre d’Algérie, Élysée, 2021.

7Lachenal Guillaume, Gaëtan Thomas et Fabrice Le Goff, «  Épidémies et ségrégation raciale dans les villes coloniales  », Atlas, Autrement, 2023, p. 48-49  ; Lacroix Annick et Claudine Piaton, «  Architecture publique ordinaire et échelles de la ségrégation coloniale. Des bureaux de poste en Algérie (années 1880-1962)  », L’Année du Maghreb, vol. 34, CNRS Éditions, décembre 2025.

8Thénault Sylvie, «  Algérie coloniale : une société d’apartheid  ?  », L’Histoire, Les Collections, n° 95, «  Tragédies algériennes 1830-2022  », avril-juin 2022.

9Jeannin Thibault, «  “Propagande anti-française” ou “réalités de la colonisation”   ? Le dessin animé pour enfants Petite Casbah sur l’Algérie des années 50 fait des vagues  »  », Le Journal du Dimanche, 3 novembre 2024 en ligne consulté le 18 avril 2026.

10À titre d’exemple, je pourrais citer les livres du journaliste états-unien Nicholas D. Kristof ou encore De Monfreid Gisèle, Les Voyages de tête de paille, Paris, Bayard Jeunesse, coll. «  J’aime lire  », no 75, 1983. Dans la production artistique et plus souvent encore littéraire, les exemples foisonnent de Joseph Conrad à André Brink en passant par Albert Camus.

11Pattieu Sylvain, Petite Casbah, 1955-1965  : une histoire de l’Algérie racontée par deux enfants, Bayard Jeunesse, coll. «  Documentaire 8 ans et +  », 2026.

12Rahal Malika, Algérie 1962  : une histoire populaire, Paris, La Découverte, 2022.

13Rahal Malika, op.cit., p. 14.

14Wachtel Nathan, La Vision des vaincus. Les Indiens du Pérou devant la conquête espagnole, 1530-1570, Gallimard, Paris, 1971, cité par ibid., p. 15.

15Rothberg Michael, Multidirectional Memory : Remembering the Holocaust in the Age of Decolonization, Stanford (California), Stanford University Press, coll. «  Cultural Memory in the Present  », 2009.

16Stora Benjamin, Les questions mémorielles portant sur la colonisation et la guerre d’Algérie, Élysée, 2021.

17Lachenal Guillaume, Gaëtan Thomas et Fabrice Le Goff, «  Épidémies et ségrégation raciale dans les villes coloniales  », Atlas, Autrement, 2023, p. 48-49  ; Lacroix Annick et Claudine Piaton, «  Architecture publique ordinaire et échelles de la ségrégation coloniale. Des bureaux de poste en Algérie (années 1880-1962)  », L’Année du Maghreb, vol. 34, CNRS Éditions, décembre 2025.

18Thénault Sylvie, «  Algérie coloniale : une société d’apartheid  ?  », L’Histoire, Les Collections, n° 95, «  Tragédies algériennes 1830-2022  », avril-juin 2022.

19Jeannin Thibault, «  “Propagande anti-française” ou “réalités de la colonisation”   ? Le dessin animé pour enfants Petite Casbah sur l’Algérie des années 50 fait des vagues  »  », Le Journal du Dimanche, 3 novembre 2024 en ligne consulté le 18 avril 2026.

20À titre d’exemple, je pourrais citer les livres du journaliste états-unien Nicholas D. Kristof ou encore De Monfreid Gisèle, Les Voyages de tête de paille, Paris, Bayard Jeunesse, coll. «  J’aime lire  », no 75, 1983. Dans la production artistique et plus souvent encore littéraire, les exemples foisonnent de Joseph Conrad à André Brink en passant par Albert Camus.