Natifs contre nantis. Les nouveaux conflits fonciers au Cameroun

Analyse · Alors que les conflits fonciers représentent 85 % des affaires judiciaires au Cameroun, ils prennent de nouvelles formes sociales, économiques et même politico-militaires liées aux inégalités financières mais aussi aux insuffisances juridiques et administratives.

La ville de Yaoundé.
© Kelly/Pexels

« Rentrez chez vous ! », « Que chacun rentre chez-soi ! », « Envahisseurs » : allochtones et autochtones se prennent à partie dans les grandes métropoles camerounaises, ce qui donne lieu à des incidents violents et à des gestes/groupes/forces haineux.ses croissant.es. Ces rivalités fracturent le lien social car le conflit ne se limite pas à une simple querelle de propriété : il touche à l’identité, à la souveraineté territoriale et à la justice sociale.

Les litiges fonciers représentent 85 % des affaires judiciaires1 dans ce pays de 30 millions d’habitants, souvent qualifié d’« Afrique en miniature » en raison de sa diversité géographique, culturelle et humaine. Au Cameroun, la terre est bien plus qu’un simple support de production : elle est un héritage, une mémoire, une racine identitaire, mis à rude épreuve par les dynamiques de capitalisation, de marchandisation et de spéculation foncière.

Deux visions opposées du foncier

Ici, les conflits fonciers ne sont pas des accidents isolés : ils sont le reflet d’un choc entre deux logiques opposées. D’un côté, une vision ancestrale et communautaire de la terre, profondément enracinée dans les mentalités africaines, où le sol appartient à la famille ou à la communauté. De l’autre, une logique moderne, individualiste et capitaliste, qui transforme la terre en marchandise, en actif économique, en objet de convoitise.

Certains peuples (les Ewondos et les Doualas) sont étiquetés « vendeurs de terrains ». Et dans les conversations de tous les jours, on entend souvent dire : « Il est prétentieux comme un Ewondo qui vient de vendre son terrain.  » Ou encore : « les Ewondos vendent leurs terres et finissent pas être les locataires de ceux à qui ils les ont vendues. » La terre devient une source de revenus et parfois de survie pour celui ou celle qui la détient.

Les acheteurs allochtones, eux, sont assimilés à des « envahisseurs ». De plus en plus, des allochtones investissent massivement dans l’achat de terres dans des localités dont ils ne sont pas originaires. Souvent riches de capitaux importants, ils acquièrent des parcelles auprès d’autochtones parfois précaires ou mal informés des implications juridiques de ces transactions. Une fois installés, les allogènes développent des activités agricoles, commerciales ou immobilières qui leur assurent une certaine prospérité.

Des stratégies de survie sources de conflits

Cette réussite économique devient rapidement source de tensions avec les autochtones qui voient leur patrimoine foncier se réduire et leur influence locale s’effriter.

En effet, dans les traditions africaines, la terre n’est pas perçue comme un bien appartenant à un individu ou à une institution, mais plutôt comme une richesse collective, détenue par une famille ou une communauté2. Certains peuples des Grassfields, caractérisés par une forte densité démographique et un dynamisme agricole remarquable, se trouvent confrontés à des contraintes foncières liées à leurs systèmes coutumiers3. Dans ces communautés, la terre ancestrale est considérée comme propriété exclusive du chef traditionnel, ce qui limite les possibilités d’accès individuel. Face à la pression démographique et à la rigidité des droits fonciers, la migration vers des régions voisines moins peuplées et riches en terres fertiles, telles que le Moungo, le Nkam ou le Mbam, s’inscrit dans une stratégie de survie et de développement4. Ces territoires, historiquement sous-exploités, sont perçus comme des zones d’opportunité par les peuples migrants.

Mais, aujourd’hui, ces régions d’accueil sont devenues des foyers de tensions interethniques, où les enjeux fonciers se mêlent aux rivalités politiques5. Accusés d’occuper massivement des territoires revendiqués par les populations se déclarant autochtones, les Bamilékés, plus nombreux hors de leur terroir, se sont attiré des réactions hostiles, parfois marquées par des violences. Des groupes locaux ont, à plusieurs reprises, exigé le départ de ceux qu’ils qualifient d’«  étrangers  » et d’« envahisseurs », les sommant de quitter des terres qu’ils estiment ne pas leur appartenir, ainsi que les villes et les postes qu’ils occupent6.

Une mosaïque ethnique

Les conflits qui en résultent illustrent la fragilité du tissu social et la complexité des rapports entre autochtones et allochtones dans la gestion du territoire. Il faut rappeler qu’à ce jour la population camerounaise se compose d’une mosaïque ethnique : Fangs-Bétis (19,6 %), Bamilékés-Bamouns (18,5 %), Doualas-Louembous-Bassas (14,7 %), Peuls (9,6 %), Tikars (7,4 %), Mandaras (5,7 %), Makas (4,9 %), Chambas (2,4 %), Mboums (1,3 %) et Haoussas (1,2 %)7. Les tensions foncières se manifestent dans toutes les régions du pays avec des visages variés. Dans les Grassfields de l’Ouest, les affrontements intercommunautaires, comme entre Balinyongas et Bawoks, témoignent de la violence des revendications territoriales. Dans l’extrême Nord, les monts Mandara et les plaines du Diamaré sont le théâtre de conflits entre agriculteurs et éleveurs, exacerbés par la pression démographique et les migrations climatiques. Il en est de même pour les Arabes-Choua et les Mousgoums.

La terre, dès lors qu’elle cesse d’être perçue comme un héritage collectif sacré et devient un simple bien marchand, est vidée de sa signification culturelle et communautaire. Elle devient objet de spéculations, de convoitises et de conflits. Le capital s’en empare, au mépris des équilibres historiques et sociaux, brisant les liens entre les peuples et leurs racines. Comme l’indique Abdoulay Mfewou, « la dynamique de pauvreté, la course à la rente foncière, le détournement foncier ou mal gouvernance foncière engendrent des conflits qui peuvent déstabiliser toute une communauté »8. Plusieurs facteurs contribuent à l’aggravation de ces conflits : la croissance rapide des centres urbains couplée à une forte croissance démographique (estimée à 3,5 % par l’Institut national de la statistique sur la base des projections issues du 3ᵉ Recensement général de la population et de l’habitat (RGPH 2005)) exerce une pression exponentielle sur les ressources foncières disponibles.

Conciliation difficile de la terre sacrée et du capital profane

Dans de nombreuses cultures camerounaises, la terre est perçue comme une entité maternelle ou une divinité. Selon cette vision cosmologique, elle ne saurait faire l’objet d’une appropriation individuelle ou d’une aliénation marchande sans enfreindre un ordre spirituel fondamental en raison de la relation mystique et continue entre les ancêtres et leurs descendants. Vendre la terre revient à profaner ce qui est collectif, ancestral et sacré. Le sol est le lieu de repos des morts, mais aussi l’espace où s’ancrent les vivants.

L’installation dans un nouvel habitat est traditionnellement précédée de rites incluant des sacrifices aux ancêtres afin d’invoquer leur bénédiction. La terre est ainsi la « bouche » des aïeux, un point de contact entre les mondes visible et invisible. Le refus de dissocier le spirituel du matériel exprime une forme d’immanentisme propre à de nombreuses traditions : ce qui est terrestre est sacré précisément parce qu’il est habité par des forces invisibles.

Dans les sociétés traditionnelles africaines, on vénère davantage l’« en-deçà » que l’« au-delà ». Le divin est perçu comme lointain, inaccessible, et les génies ou les esprits locaux sont les véritables médiateurs de l’existence humaine. Cette dynamique donne naissance à ce que l’on appelle à tort animisme ou fétichisme, alors qu’il s’agit plutôt d’un matérialisme spirituel, où la terre est le pivot des relations entre le visible et l’invisible. Dans ce contexte, toute tentative de soumettre la terre aux logiques marchandes (achat, vente, spéculation) ne peut que générer tensions, conflits et fractures sociales. Car on ne vend pas impunément ce qui fonde l’identité collective, abrite les morts et incarne le lien entre générations. La terre n’est pas un bien : elle est un lieu de mémoire, un sanctuaire, une racine.

Une dynamique asymétrique d’acquisition de la terre

L’achat de terres par des allogènes souvent issus de milieux urbains ou de régions économiquement dominants s’inscrit dans une logique de capitalisation et de sécurisation patrimoniale. Les autochtones, quant à eux, cèdent leurs terres pour des raisons diverses : précarité économique, ignorance des mécanismes juridiques ou absence de titres fonciers formels. Les données disponibles, bien que fragmentaires, permettent néanmoins de mesurer l’ampleur du changement de propriété foncière au Cameroun : moins de 15 % des terres sont immatriculées, ce qui signifie que près de 85 % du foncier demeure sous régime coutumier, juridiquement vulnérable aux transactions inégalitaires.

Cette situation favorise des transferts fonciers massifs mais largement invisibles dans les statistiques officielles. Elle concernerait, sur une période récente, environ 2,3 millions de personnes vivant dans des zones rurales et périurbaines soumises à une forte pression foncière, des vendeurs effectifs et potentiels de terres impliqués dans des transactions majoritairement informelles. Ces dynamiques sont particulièrement marquées dans les régions du littoral et du Sud-Ouest, ainsi qu’en périphérie des grands centres urbains de Douala et de Yaoundé.

Avec cette asymétrie, les allogènes deviennent propriétaires légaux de terres appartenant historiquement à des lignages autochtones. Une fois installés, ils développent des activités agricoles, commerciales ou immobilières, ce qui renforce leur présence et leur influence locales. Bien que légal, leur succès économique est perçu par certains comme une forme d’appropriation abusive.

Hybridation des conflits

Si les conflits intercommunautaires observés dans la région de l’Extrême-Nord, par exemple, ont progressivement pris une tournure économico-politique, ceux observés dans les régions du Sud et du Nord-Ouest relèvent davantage d’une compétition foncière multiforme. Dans ces régions, la compétition oppose non seulement les éleveurs et nomades Peuls-Mbororos aux agriculteurs autochtones (Aghems, Kakas, Wimbums), mais également des groupes agricoles entre eux, à l’instar du conflit entre les Olitis et les Messagas-Ekols dans l’arrondissement d’Akwaya. Des rivalités anciennes sont réactivées et exacerbées par le conflit séparatiste anglophone. Les affrontements entre les Aghems et les Peuls-Mbororos à Wum, ou encore ceux entre les Kakas/Wimbums et les milices d’autodéfense peules à Nwa, illustrent cette hybridation des conflits fonciers et politico-militaires.

Ces tensions ne sont plus simplement liées à l’accès à la terre ou aux pâturages, elles sont aussi instrumentalisées par des acteurs armés, parfois en lien avec les forces étatiques ou les groupes séparatistes.

D’une part, des groupes séparatistes armés, notamment dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, exploitent les conflits locaux autour de la terre et des ressources pour asseoir leur contrôle territorial, lever des taxes informelles ou recruter des combattants en se présentant comme protecteurs des communautés anglophones [dites « autochtones »]. D’autre part, des milices communautaires et des groupes d’autodéfense, parfois constitués sur des bases ethniques ou sociales (agriculteurs, éleveurs), s’érigent en acteurs sécuritaires de substitution, contribuant à l’escalade de la violence. Enfin, les forces étatiques, qu’il s’agisse de l’armée ou de ses supplétifs locaux, interviennent de manière ambivalente : si elles visent officiellement le rétablissement de l’ordre, leurs alliances ponctuelles et sélectives et leurs pratiques de coercition peuvent renforcer certaines parties au conflit.

Ainsi, la terre devient aussi un instrument stratégique de contrôle, de légitimation et de financement de la violence armée, inscrivant ces tensions locales dans des dynamiques politico-sécuritaires plus larges. Dans cette vision socioculturelle, la terre jouit d’une valeur inestimable. Elle se transforme en un patrimoine porteur d’enjeux complexes qui se manifestent notamment par l’intensité des conflits liés à sa possession et à son usage.

Croissance urbaine et tensions dans les grandes métropoles

La géographe Sara Aurore Ngo Balépa souligne qu’en Afrique subsaharienne en général, et au Cameroun en particulier, la terre constitue depuis toujours la principale ressource des populations rurales9. Elle est essentielle à leur subsistance et représente un espoir pour les générations actuelles, qui cherchent à améliorer leurs conditions de vie en l’absence d’un secteur économique et industriel capable de générer suffisamment d’emplois. Dans ce contexte, les agro-industries, les projets de développement, les migrants de retour et les élites locales se disputent les mêmes espaces, souvent au détriment des populations autochtones.

La croissance démographique rapide et l’urbanisation accélérée sont un autre facteur de bouleversement. À Douala, Yaoundé, Bafoussam ou Garoua, la population urbaine connaît une progression exponentielle, sans accompagnement en infrastructures et en services adéquats. La demande en terrains résidentiels, agricoles ou destinés aux équipements publics dépasse largement l’offre disponible. Le phénomène se traduit par une compétition accrue pour l’accès à la terre, une fragmentation des espaces agricoles périphériques et une multiplication des litiges. En l’absence de politiques d’aménagement du territoire, les terres sont absorbées par l’urbanisation, ce qui crée des zones de conflits entre habitants autochtones, nouveaux arrivants, promoteurs immobiliers et autorités publiques.

Ce déséquilibre entre croissance urbaine et gouvernance foncière est d’autant plus préoccupant que les systèmes de transmission traditionnelle des terres, déjà fragilisés, ne permettent plus d’assurer une répartition équitable entre les générations. L’indivision, la parcellisation excessive ainsi que l’exploitation informelle du sol menacent à la fois la cohésion sociale, la sécurité foncière et la durabilité des modes de vie urbains. Ainsi, les métropoles camerounaises illustrent un paradoxe : elles concentrent les espoirs de modernité et d’opportunités économiques tout en cristallisant les tensions liées à l’accès au sol, qui deviennent explosives dans un contexte de pauvreté et d’inégalités croissantes.

L’État et les limites de la régulation

L’État camerounais conçoit le vivre-ensemble comme un pilier fondamental de l’unité nationale, inscrit dans le préambule de la Constitution qui célèbre la diversité culturelle et linguistique du pays. La cohésion sociale est donc ancrée dans la rhétorique officielle d’unité dans la diversité. Depuis son accession à l’indépendance, en 1960-1961, le Cameroun a construit un discours nationaliste visant à fédérer les populations autour de l’unité nationale. Cette orientation se manifeste par la promotion du bilinguisme (le français et l’anglais étant les deux langues officielles du pays) et du multiculturalisme, consolidée institutionnellement par la Commission nationale pour la promotion du bilinguisme et du multiculturalisme, créée en 2017 à la suite de la crise anglophone qui sévit dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest depuis 2016. Lors de son adresse à la nation du 31 décembre 2019, le président Paul Biya a réaffirmé que «  le Cameroun [était] un et indivisible. Sa richesse, c’est sa diversité.  »

Cette rhétorique est régulièrement mobilisée, surtout quand les tensions identitaires et/ou communautaires refont surface. La gestion centralisée des identités a souvent occulté les revendications spécifiques de certains groupes, notamment les anglophones, les peuples autochtones (Bakas, Mbororos), ou les jeunes privés d’accès à la terre. Le vivre-ensemble se heurte dès lors aux inégalités de traitement territorial, à la fracture linguistique et à des formes de marginalisation foncière, notamment dans les zones rurales.

Des conflits fréquents autour de la terre entre agriculteurs sédentaires et éleveurs transhumants (Mbororos), ou entre communautés autochtones et exploitants forestiers, illustrent la fragilité du lien social, exacerbée par une gouvernance foncière inadaptée ou biaisée. Le cadre légal foncier camerounais est fondé sur les ordonnances de 1974 (les lois 74-1 et 74-2 de juillet 1974 qui définissent les régimes foncier et domanial, complétées ensuite par la loi 85-09 de 1985 sur l’expropriation), qui classent les terres en domaines privés, publics, ou nationaux.

Un droit coutumier qui exclut les ruraux

Les terres coutumières non immatriculées appartiennent au domaine national, ce qui exclut de facto les communautés rurales de la propriété légale. Lors de l’atelier régional de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture de 2025, un chef baka a d’ailleurs ainsi témoigné : «  Les populations autochtones ne possèdent pas de titres, mais la terre est leur mémoire, leur identité.  »

De plus, le système foncier camerounais repose sur une dualité entre droit coutumier et droit moderne. Cette coexistence crée des chevauchements juridiques, des zones grises et des opportunités de corruption. Les services cadastraux sont souvent inaccessibles aux populations rurales et les procédures de sécurisation foncière sont longues, coûteuses et complexes. Les autorités locales, quelquefois impliquées dans les transactions, peuvent se livrer à la corruption. L’absence de reconnaissance formelle des droits coutumiers, combinée à la pression foncière, conduit à une multiplication des litiges, à des accaparements de terres (souvent par des sociétés agro-industrielles ou des élites locales) et à une perte de confiance dans l’État.

Ces conflits témoignent d’un déséquilibre structurel entre la légitimité sociale et la légalité administrative souvent perçue comme source d’injustice, surtout chez les jeunes et les femmes, peu représentés dans les mécanismes d’accès à la terre.

Seule une réforme du système foncier camerounais permettrait de réconcilier légalité et légitimité, de renforcer la sécurité juridique des populations locales et de prévenir les conflits. Une telle réforme pourrait innover à travers la consultation systématique des chefs traditionnels pour toute vente de terre de plus de 20 hectares, l’instauration d’une « lettre de non-objection » coutumière et la création d’un cadastre communautaire participatif.

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1Abdoulay Meewou et Umaru Hassan Buba, Conflit Foncier au Cameroun, Generis Publishing, 2024, p. 10.

2François Nkankeu et Christopher Bryant, Regards multidisciplinaires sur les conflits fonciers et leurs impacts socio-économico politiques au Cameroun, Laboratoire de Développement durable et dynamique territoriale du département de géographie de l’université de Montréal, 2010.

3Jean-Claude Barbier, «  Le peuplement de la partie méridionale du plateau bamiléké  » In Claude Tardits (éd.), Contribution de la recherche ethnologique à l’histoire des civilisations du Cameroun (vol. II,). CNRS, 1981, pp. 331-353..

4Gabriel Maxime Dong Mougnol, «  Chapitre 3. De la conquête foncière aux crises interethniques au Cameroun : le cas des Bamiléké et leurs voisins  », dans François Nkankeu et Christopher Bryant, Regards multidisciplinaires sur les conflits fonciers et leurs impacts socio-économico politiques au Cameroun, op. cit., p. 39..

5Moris Samen, «  Rester c’est vivre, partir c’est mourir. Le regard des érudits bamiléké sur la migration des jeunes et ses causes aujourd’hui  », Cadernos de Estudos Africanos, n° 37, 2019, pp. 135-158.

6Maeva Paupert, «  Conflits fonciers et compétition ethnique au Cameroun. L’autochtonie ou le mérite aux fondements de la justice spatiale  », dans Bernard Bret et al., Justice et injustices spatiales, Presses universitaires de Paris Nanterre, 2010, disponible ici..

7Abdoulay Mfewou et Umaru Hassan Buba, op. cit., p. 11..

8Abdoulay Mfewou et Umaru Hassan Buba, Conflit Foncier au Cameroun, Generis Publishing, 2024.

9Aurore Sara Ngo Balépa, «  Chapitre 23. Enjeux et perspectives des conflits fonciers dans l’Arrondissement de Sa’a (Département de la Lékié, Cameroun)  », dans François Nkankeu et Christopher Bryant, Regards multidisciplinaires sur les conflits fonciers et leurs impacts socio-économico politiques au Cameroun, op. cit., p. 313.

10Abdoulay Meewou et Umaru Hassan Buba, Conflit Foncier au Cameroun, Generis Publishing, 2024, p. 10.

11François Nkankeu et Christopher Bryant, Regards multidisciplinaires sur les conflits fonciers et leurs impacts socio-économico politiques au Cameroun, Laboratoire de Développement durable et dynamique territoriale du département de géographie de l’université de Montréal, 2010.

12Jean-Claude Barbier, «  Le peuplement de la partie méridionale du plateau bamiléké  » In Claude Tardits (éd.), Contribution de la recherche ethnologique à l’histoire des civilisations du Cameroun (vol. II,). CNRS, 1981, pp. 331-353..

13Gabriel Maxime Dong Mougnol, «  Chapitre 3. De la conquête foncière aux crises interethniques au Cameroun : le cas des Bamiléké et leurs voisins  », dans François Nkankeu et Christopher Bryant, Regards multidisciplinaires sur les conflits fonciers et leurs impacts socio-économico politiques au Cameroun, op. cit., p. 39..

14Moris Samen, «  Rester c’est vivre, partir c’est mourir. Le regard des érudits bamiléké sur la migration des jeunes et ses causes aujourd’hui  », Cadernos de Estudos Africanos, n° 37, 2019, pp. 135-158.

15Maeva Paupert, «  Conflits fonciers et compétition ethnique au Cameroun. L’autochtonie ou le mérite aux fondements de la justice spatiale  », dans Bernard Bret et al., Justice et injustices spatiales, Presses universitaires de Paris Nanterre, 2010, disponible ici..

16Abdoulay Mfewou et Umaru Hassan Buba, op. cit., p. 11..

17Abdoulay Mfewou et Umaru Hassan Buba, Conflit Foncier au Cameroun, Generis Publishing, 2024.

18Aurore Sara Ngo Balépa, «  Chapitre 23. Enjeux et perspectives des conflits fonciers dans l’Arrondissement de Sa’a (Département de la Lékié, Cameroun)  », dans François Nkankeu et Christopher Bryant, Regards multidisciplinaires sur les conflits fonciers et leurs impacts socio-économico politiques au Cameroun, op. cit., p. 313.