Mali. L’influence prospère d’abord sur les humiliations

Analyse · Les récits d’influence diffusés au Mali ne doivent pas leur efficacité aux seuls réseaux sociaux, aux algorithmes ou aux puissances étrangères. Ils s’appuient aussi sur une succession de défaites et de frustrations collectives.

Manifestation à Bamako contre la présence militaire française, en janvier 2018.
© VOA

Début 2012. Des images présentées comme montrant les corps de soldats maliens tués à Aguelhoc circulent sur les téléphones et sur Facebook, sans avoir encore été authentifiées. Pour beaucoup de Maliens, ce massacre constitue l’une des premières confrontations directes avec la brutalité de la nouvelle guerre. D’autres images de soldats ou de civils tués, de villages attaqués et de prisonniers humiliés suivront, à une échelle croissante.

Ces images ne s’effacent pas les unes les autres. Chaque nouvelle scène réveille les défaites précédentes et nourrit l’impression d’un pays constamment exposé, impuissant à protéger ses citoyens comme ses soldats.

Ce qui distingue la crise de 2012 des rébellions précédentes n’est pas seulement sa gravité, mais la manière dont elle est vécue. Le réseau social états-unien est alors moins répandu qu’aujourd’hui, mais son usage progresse. Des groupes de discussion servent déjà à informer, débattre et mobiliser autour de la crise1. Avec les radios privées, les chaînes internationales et les partages sur les téléphones, les Maliens suivent presque en direct la défaite de leur armée et la perte d’une partie du territoire.

Kidal, Gao et Tombouctou tombent successivement – tandis que les autorités évoquent des « replis tactiques », formule perçue comme un euphémisme de la déroute. Le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA) investit parallèlement l’espace médiatique. Ses porte-paroles interviennent dans les médias internationaux et utilisent ce réseau social pour présenter un mouvement indépendantiste, laïque et structuré. La plateforme ne sert pas seulement à communiquer : elle permet de construire une identité politique « azawadienne », de mobiliser la diaspora, d’internationaliser la cause et de contourner les canaux diplomatiques traditionnels2. À la confrontation militaire s’ajoute ainsi une bataille pour imposer le sens de la guerre.

Défaite militaire et « humiliation médiatique »

Bamako ne perd pas seulement le contrôle d’une partie du territoire : il perd aussi la bataille des récits. Pour beaucoup de Maliens, le pays est attaqué tout en étant raconté au monde par ceux qui le combattent. À la défaite militaire s’ajoute une « humiliation médiatique » : Aguelhok et la chute des villes du Nord sont photographiées, partagées et commentées.

Ce choc contredit une représentation de l’histoire nationale fondée sur les grands empires et « l’héroïsation » de figures précoloniales ou de résistants à la conquête3. Ce récit devait nourrir la fierté et l’unité nationales. Voir l’armée en déroute expose brutalement l’écart entre la grandeur du passé raconté et l’impuissance du présent vécu.

Cette humiliation transforme les attentes politiques. Une partie de la population ne recherche plus seulement un gouvernement capable d’administrer le pays. Elle attend un pouvoir susceptible de restaurer l’autorité de l’État, de reconstruire l’armée et de rendre à la nation sa dignité.

Avant même le coup d’État du 22 mars 2012, certains médias privés et espaces de discussion donnent aux défaites une interprétation politique virulente. Radio Kayira appartient à cet environnement critique. Des rumeurs accusant le président Amadou Toumani Touré (ATT) de faiblesse, voire de complicité avec les rebelles, circulent dans les médias et les conversations. Sans être établies, elles contribuent à transformer les revers militaires en preuve d’une trahison au sommet4.

IBK et la grandeur du passé

Le coup d’État qui suit se nourrit de cette colère. Les militaires promettent de mieux équiper l’armée et de rétablir l’autorité de l’État. Pourtant, la prise de pouvoir désorganise la chaîne de commandement et isole le pays. Les groupes armés s’emparent rapidement de Kidal, Gao et Tombouctou : présenté comme une réponse à la défaite, le putsch en accélère les conséquences5.

Le retour à une transition civile ouvre une internationalisation sollicitée par Bamako. En septembre 2012, Dioncounda Traoré demande à la Cedeao un appui militaire pour reconquérir le Nord. Cette requête conduit à une architecture associant la Cedeao, l’Union africaine et les Nations unies, puis à l’autorisation de la Mission internationale de soutien au Mali6 (Misma).

L’élection d’Ibrahim Boubacar Keïta (IBK) en 2013 traduit également la recherche d’un restaurateur. Sa campagne oppose la fragilité du pays à la grandeur de son passé et le présente comme une réponse à la quête de restauration nationale7. Avec « Le Mali d’abord » et son image de « Kankélétigui » (« celui qui ne tient qu’une seule parole », en bambara), IBK réactive sa réputation d’homme à poigne, associé à la fermeté et au retour de l’autorité.

Sa victoire ne peut être attribuée à ce seul facteur. Elle montre toutefois que le besoin d’un dirigeant fort et d’une restauration de la souveraineté précède largement le gouvernement actuel de transition (dirigé par Assimi Goïta, arrivé au pouvoir à la faveur d’un coup d’État en mai 2021), et son changement d’alliance géopolitique en faveur de la Russie. Dès 2013, la promesse d’un redressement national avait déjà démontré sa capacité de mobilisation.

Kidal, une victoire confisquée, une souveraineté inachevée

En janvier 2013, l’intervention française est présentée comme une réponse urgente à l’avancée de groupes armés vers le Sud, demandée par les autorités maliennes de transition. Ce récit simplifie néanmoins une séquence plus complexe, et rien ne permet d’affirmer qu’une seule « colonne djihadiste » marchait vers Bamako et que l’intervention avait été précédée d’une intense activité diplomatique et de scénarios militaires8. Serval permet la reconquête de Gao et Tombouctou. François Hollande est alors accueilli en libérateur.

Cette reconnaissance repose cependant sur une attente immense : la guerre doit déboucher rapidement sur le rétablissement de l’intégrité territoriale. Lorsque les forces françaises et tchadiennes entrent dans Kidal sans l’armée malienne et que le MNLA redevient un interlocuteur, une partie de l’opinion vit l’épisode comme une nouvelle dépossession. Kidal devient le symbole d’une victoire confisquée et d’une souveraineté inachevée.

Serval répond à une logique de reconquête menée dans l’urgence. L’opération qui lui succède, Barkhane, adopte ensuite une stratégie régionale de contre-terrorisme, tandis que la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (Minusma) doit stabiliser les zones peuplées, protéger les civils et soutenir le processus politique. Ces acteurs disposent de mandats différents : contenir la menace n’équivaut pas nécessairement à produire la victoire totale attendue.

Cette adhésion reste réservée. Dès janvier 2016, le ministre des Affaires étrangères Abdoulaye Diop invite le Conseil de sécurité à réfléchir à une « stratégie de sortie » de la Minusma, sans réclamer son retrait immédiat9.

Décalage entre contenir la menace et gagner la guerre

Après les coups d’État de 2020 et 2021, la rupture diplomatique démantèle progressivement cette architecture internationale : Barkhane et Takuba se retirent, les activités opérationnelles de la mission européenne de formation sont suspendues, puis le gouvernement demande en 2023 le départ de la Minusma10.

Dans une large partie de l’opinion, ces distinctions institutionnelles pèsent peu. Toutes ces forces sont jugées à l’aune d’une même attente, celle de vaincre les groupes armés et permettre à l’État de reprendre l’ensemble du territoire. Le décalage entre contenir la menace et gagner la guerre nourrit progressivement l’incompréhension.

Malgré l’ampleur des moyens étrangers, les attaques persistent et la violence s’intensifie dans les régions du centre. Une question s’installe : comment autant de forces peuvent-elles être présentes sans mettre fin à l’insécurité ? L’échec est alors parfois attribué à une volonté supposée des partenaires d’entretenir le conflit. Rien ne permet d’établir cette intention, mais l’écart entre leurs objectifs opérationnels et l’attente d’une victoire totale rend le soupçon politiquement crédible.

Les récits d’influence ne sont pas arrivés sur un terrain vierge. Ils réactivent des blessures réelles en leur donnant une explication, des responsables et une promesse de revanche. Ils peuvent associer des faits établis, des interprétations orientées et des affirmations fausses ou invérifiables. L’enjeu est de comprendre les conditions qui les rendent crédibles.

L’arrivée des Russes et les imaginaires anticoloniaux

Leur mécanique est simple : rappeler une humiliation, désigner un responsable, puis présenter un sauveur. Aguelhok, Kidal et l’insécurité persistante deviennent les preuves d’un même abandon. Les dirigeants politiques, la France ou la communauté internationale sont désignés comme responsables de l’impuissance du Mali ; l’armée ou une nouvelle puissance étrangère est alors présentée comme la solution capable de restaurer la dignité nationale.

L’arrivée des soldats russes au Mali à la fin de 2021, après une recomposition brutale des alliances géopolitiques, ne constitue pas seulement un tournant militaire. Elle s’accompagne d’une architecture d’influence comparable, dans ses grandes lignes, à celle déployée auparavant en République centrafricaine.

Au Mali, toutefois, ce dispositif ne part pas de zéro. Ces discours contemporains sur la souveraineté s’inscrivent dans la longue durée d’imaginaires anticoloniaux, fondés notamment sur l’intégrité territoriale, le panafricanisme et le rejet de la domination étrangère11. Les humiliations accumulées depuis 2012 n’ont donc pas créé ce langage politique : elles l’ont chargé d’une nouvelle force émotionnelle.

Ce dispositif rencontre aussi des mouvements, des militants et des créateurs de contenus déjà souverainistes, panafricanistes ou hostiles à la présence française. Des organisations comme Yèrèwolo et des vidéastes traduisent et popularisent ces messages dans le langage politique malien. Ces « vidéomen » agissent comme des médiateurs ou des « cyber-griots » en ce sens qu’ils interprètent les messages et les adaptent aux frustrations de leurs publics12.

Internet et la coproduction des récits

Le récit diffusé repose sur des oppositions simples : la France aurait trahi ou humilié le Mali ; la Russie respecterait sa souveraineté et lui donnerait les moyens de vaincre ; les dirigeants militaires incarneraient une nouvelle indépendance. Après le « virage russe » de 202113, les autorités de transition se présentent comme capables de laver les humiliations passées et de conduire le pays vers la victoire.

L’efficacité de ces récits tient moins à leur origine étrangère qu’à leur capacité à se greffer sur une mémoire constituée : Aguelhok, Kidal, les promesses de reconquête non tenues et l’impression que les partenaires ont contenu la guerre sans permettre au Mali de la gagner. La Russie n’a pas créé le désir de souveraineté ni le ressentiment envers la France ; ses réseaux leur ont fourni une interprétation cohérente, des responsables et un sauveur.

La transformation des usages numériques donne à cette rencontre une portée nouvelle. Selon une étude de la Fondation Carnegie14, l’accès à Internet est passé de 2,8 % de la population malienne en 2012 à environ 35 % au début de 2024. Facebook accueille les débats publics et leur polarisation, tandis que WhatsApp permet une diffusion beaucoup plus large, notamment grâce aux messages vocaux. Une affirmation publiée sur Facebook ou X peut être reformulée en vidéo, puis circuler dans des groupes WhatsApp, où son origine devient difficile à identifier. Depuis 2023, TikTok renforce encore cette circulation entre plateformes.

L’influence apparaît ainsi moins comme une « manipulation » entièrement imposée de l’extérieur que comme une coproduction. Des réseaux extérieurs fournissent des contenus, des ressources et un cadre géopolitique ; des acteurs maliens les sélectionnent et les reformulent selon leurs propres combats. C’est ce qui rend certains récits résistants au « fact-checking » : même démentie, une information fausse peut continuer à convaincre lorsqu’elle se greffe sur une blessure politique, une humiliation ou une attente de justice bien réelles.

Examiner les expériences historiques

Le rejet peut aller plus loin : même des preuves factuelles présentées par un média ou une organisation peuvent être écartées lorsqu’elles semblent remettre en cause un acteur, une décision ou un symbole considéré comme indispensable à la victoire finale contre « l’ennemi ». Dans ce cas, la discussion ne porte plus seulement sur la solidité des preuves : leur acceptation est aussi interprétée comme une question de loyauté envers le camp auquel on s’identifie.

La vérification factuelle reste indispensable, mais elle ne suffit pas toujours. Démontrer qu’une accusation est fausse ne fait pas disparaître le sentiment qui la rend crédible. Comprendre ce mécanisme ne revient pas à excuser la désinformation : cela montre que les campagnes d’influence réussissent lorsqu’elles transforment une blessure collective en demande de sauveur.

Cette lecture invite donc à ne pas réduire le phénomène aux plateformes, aux algorithmes ou aux contenus mensongers. Il faut aussi examiner les expériences historiques, les rapports de pouvoir et les attentes politiques qui rendent certains récits recevables. Les réseaux sociaux accélèrent leur circulation ; ils n’expliquent pas, à eux seuls, leur écho.

Vous avez aimé cet article ? Association à but non lucratif, Afrique XXI est un journal indépendant, en accès libre et sans publicité. Seul son lectorat lui permet d’exister. L’information de qualité a un coût, soutenez-nous (dons défiscalisables).

Faire un don

1Boukary Sangaré, « Réseaux sociaux et communication en temps de crises au Mali : l’exemple des groupes de discussion sur Facebook », dans ECAS 2013, « 5th European Conference on African Studies : African Dynamics in a Multipolar World », Lisbonne, Centro de Estudos Internacionais, 2014, p. 1919–1942.

2Michael Keen, « Azawad’s Facebook Warriors : The MNLA, Social Media, and the Malian Civil War », New York, Peter Lang, 2021.

3Ibrahima Baba Sidibé, « Les relations franco-maliennes à la recherche d’un nouveau souffle », dans Gemdev et Université du Mali (dir.), Mali-France : regards sur une histoire partagée, Paris, Karthala, 2005, p. 341–362.

4Julien Gavelle, Johanna Siméant et Laure Traoré, « Le court terme de la légitimité : prises de position, rumeurs et perceptions entre janvier et septembre 2012 à Bamako », Politique africaine, n° 130, juin 2013, p. 23–46.

5International Crisis Group, « Mali : éviter l’escalade », Rapport Afrique n° 189, 18 juillet 2012.

6Mission de l’Union africaine pour le Mali et le Sahel, « Historique de l’opération MISMA » ; Conseil de sécurité des Nations unies, résolution 2085 (2012), 20 décembre 2012.

7Nanourougo Coulibaly, « Posture discursive et victoire électorale : le cas d’Ibrahim Boubacar Keïta au Mali », Argumentation et Analyse du Discours, n° 13, 2014.

8Grégory Daho, Florent Pouponneau et Johanna Siméant-Germanos (dir.), Entrer en guerre au Mali. Luttes politiques et bureaucratiques autour de l’intervention française, Paris, Éditions Rue d’Ulm/Presses de l’École normale supérieure, 2022, p. 5–29, notamment p. 9–11.

9Conseil de sécurité des Nations unies, 7 600e séance, « La situation au Mali », S/PV.7600, 11 janvier 2016. La demande est formulée par Abdoulaye Diop, ministre malien des Affaires étrangères.

10International Crisis Group, « Mali : éviter le piège de l’isolement », Briefing Afrique no 185, 9 février 2023 ; Conseil de sécurité des Nations unies, résolution 2690 (2023), 30 juin 2023.

11Eva Magdalena Stambøl, Almamy Sylla et Signe Marie Cold-Ravnkilde, « Anticolonial Imaginaries in Mali : The Longue Durée of Sovereignty, Security, and Geopolitics », Geopolitics, vol. 31, n° 4, 2026, p. 1261–1286.

12Stine Maya Cold-Ravnkilde, Morten Bøås et Boubacar Ba, « The rise of Mali’s ‘videomen’ as cybercombatants in global crisis ecologies », International Affairs, vol. 100, n° 4, 2024, p. 1405–1422.

13International Crisis Group, « Mali : éviter le piège de l’isolement », Briefing Afrique n° 185, 9 février 2023.

14Mirjam de Bruijn, « Digital Communication as a Weapon : The Case of Mali », Carnegie, 4 octobre 2025.

15Boukary Sangaré, « Réseaux sociaux et communication en temps de crises au Mali : l’exemple des groupes de discussion sur Facebook », dans ECAS 2013, « 5th European Conference on African Studies : African Dynamics in a Multipolar World », Lisbonne, Centro de Estudos Internacionais, 2014, p. 1919–1942.

16Michael Keen, « Azawad’s Facebook Warriors : The MNLA, Social Media, and the Malian Civil War », New York, Peter Lang, 2021.

17Ibrahima Baba Sidibé, « Les relations franco-maliennes à la recherche d’un nouveau souffle », dans Gemdev et Université du Mali (dir.), Mali-France : regards sur une histoire partagée, Paris, Karthala, 2005, p. 341–362.

18Julien Gavelle, Johanna Siméant et Laure Traoré, « Le court terme de la légitimité : prises de position, rumeurs et perceptions entre janvier et septembre 2012 à Bamako », Politique africaine, n° 130, juin 2013, p. 23–46.

19International Crisis Group, « Mali : éviter l’escalade », Rapport Afrique n° 189, 18 juillet 2012.

20Mission de l’Union africaine pour le Mali et le Sahel, « Historique de l’opération MISMA » ; Conseil de sécurité des Nations unies, résolution 2085 (2012), 20 décembre 2012.

21Nanourougo Coulibaly, « Posture discursive et victoire électorale : le cas d’Ibrahim Boubacar Keïta au Mali », Argumentation et Analyse du Discours, n° 13, 2014.

22Grégory Daho, Florent Pouponneau et Johanna Siméant-Germanos (dir.), Entrer en guerre au Mali. Luttes politiques et bureaucratiques autour de l’intervention française, Paris, Éditions Rue d’Ulm/Presses de l’École normale supérieure, 2022, p. 5–29, notamment p. 9–11.

23Conseil de sécurité des Nations unies, 7 600e séance, « La situation au Mali », S/PV.7600, 11 janvier 2016. La demande est formulée par Abdoulaye Diop, ministre malien des Affaires étrangères.

24International Crisis Group, « Mali : éviter le piège de l’isolement », Briefing Afrique no 185, 9 février 2023 ; Conseil de sécurité des Nations unies, résolution 2690 (2023), 30 juin 2023.

25Eva Magdalena Stambøl, Almamy Sylla et Signe Marie Cold-Ravnkilde, « Anticolonial Imaginaries in Mali : The Longue Durée of Sovereignty, Security, and Geopolitics », Geopolitics, vol. 31, n° 4, 2026, p. 1261–1286.

26Stine Maya Cold-Ravnkilde, Morten Bøås et Boubacar Ba, « The rise of Mali’s ‘videomen’ as cybercombatants in global crisis ecologies », International Affairs, vol. 100, n° 4, 2024, p. 1405–1422.

27International Crisis Group, « Mali : éviter le piège de l’isolement », Briefing Afrique n° 185, 9 février 2023.

28Mirjam de Bruijn, « Digital Communication as a Weapon : The Case of Mali », Carnegie, 4 octobre 2025.