
En septembre, au Vietnam, l’Érythrée a pour la première fois été représentée au concours Miss Monde, devenant l’un des plus récents pays à rejoindre la compétition depuis sa création, en 1951. Snit Tewoldemedhin, Miss Érythrée1, n’a pas seulement représenté Asmara pour la première fois sur cette scène mondiale, elle a aussi remporté le prix du public, avec plus de 13 millions de votes par internet dans la catégorie « People Choice Award », lui permettant d’accéder directement au Top 6, le dernier carré de la compétition.
Cette réussite constitue une démonstration remarquable de la mobilisation de la diaspora. En tant qu’Érythréenne de l’extérieur, il m’était impossible de ne pas remarquer ce paradoxe : des Érythréennes de la diaspora ont voté alors que celles et ceux restées dans le pays demeurent largement exclues de cette participation en raison des restrictions sévères pour l’accès à Internet. Il était tout aussi impossible de ne pas relever l’ironie de voir Miss Érythrée porter une robe faite de journaux tout en représentant un pays dépourvu de liberté de la presse.
Après trente années de lutte – la plus longue guerre d’indépendance qu’ait connue l’Afrique –, l’Érythrée a officiellement obtenu sa souveraineté vis-à-vis de l’Éthiopie voisine en 1993. Depuis lors, le pays reste un État à parti unique, sans élections formelles depuis l’indépendance et sans presse libre depuis 20012.
Des journalistes en prison depuis vingt-cinq ans
Le 18 septembre 2001, tandis que l’attention du monde était tournée vers les attentats du 11 septembre aux États-Unis, l’Érythrée a fermé tous les journaux indépendants et a arrêté des opposants de premier plan, parmi lesquels des journalistes, des hommes politiques et des vétérans de la lutte de libération. Le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) remettra le 19 novembre son Prix international de la liberté de la presse 2026 aux seize journalistes indépendants toujours emprisonnés en Érythrée, marquant ainsi « le 25e anniversaire de la mise sous silence des médias indépendants érythréens et de l’arrestation de certains des journalistes détenus depuis le plus longtemps au monde », selon un communiqué de l’organisation3.
Les voix à l’intérieur du pays sont réduites au silence, mais les statistiques sur les migrations parlent d’elles-mêmes. Selon un rapport de 2025 du Migration Policy Institute4, « on estime qu’un tiers de la population née en Érythrée, soit environ 6 millions de personnes, vit à l’étranger ». Parmi les causes de cet exode croissant, citons le service militaire obligatoire à durée indéterminée, la torture et des libertés fondamentales bafouées.
Bien qu’ils aient conscience des dangers qui les attendent lors d’un tel voyage, de nombreuses Érythréennes continuent de fuir à travers les frontières vers l’Éthiopie ou le Soudan voisins, et souvent au-delà, vers des conditions épouvantables en Libye – un sujet qui a fait l’objet de nombreuses manifestations de la société civile au sein de la diaspora européenne ces dernières semaines, notamment la manifestation du 12 septembre à Londres, organisée par Justice for Eritreans5.
Un récit flatteur véhiculé par les touristes
Cet isolement a pris une dimension plus aiguë à mesure que les tensions entre l’Éthiopie et l’Érythrée se sont intensifiées6 autour des ambitions éthiopiennes d’accès à la mer Rouge. Plus tôt cette année, l’AFP a documenté7 des comptes sur les réseaux sociaux animés par les deux camps produisant des images de guerre générées par l’IA – des chars éthiopiens pénétrant dans le port érythréen d’Assab, des forces érythréennes détenant des dirigeants éthiopiens... –, des contenus suffisamment réalistes pour que de nombreux spectateurs les aient crues authentiques. Les Érythréens à l’intérieur du pays, privés d’accès à internet et de presse indépendante, n’ont aucun moyen de voir ces productions, et encore moins d’y répondre.
L’absence d’internet est parfois présentée par des membres de la diaspora en visite ou par des touristes comme quelque chose de « rafraîchissant », tout en partageant ensuite ces récits auprès de leur audience en échange de vues et de revenus. Feven (pseudonyme), 30 ans, a passé les vingt-sept premières années de sa vie en Érythrée. Elle estime que la diaspora a la responsabilité de parler avec exactitude de la situation sur place. Elle confie : « La plupart des bons contenus que j’ai regardés proviennent de créateurs bénévoles, comme l’Eritrean Public Media (EriPM), One Day Seyoum (ODS), Radio Erena, etc. »
Vanessa Tsehaye, directrice exécutive d’ODS, a indiqué qu’au-delà de limiter les interactions des Érythréens avec le monde extérieur, cet isolement prive aussi le monde de la pluralité des points de vue. Vanessa est la nièce de Seyoum Tsehaye, dont l’organisation porte le nom. Celui-ci a occupé auparavant le poste de directeur du diffuseur public érythréen Eri-TV, avant son emprisonnement. Vingt-cinq ans plus tard, on ignore toujours où il se trouve.
La crainte des répercussions sur la famille
Neuroscientifique, enseignante et militante des droits des personnes handicapées, Snit est manifestement intelligente et accomplie. En 2023, année de son élection à Miss Africa-USA, elle avait pris la parole au Festival érythréen annuel aux États-Unis (« Eritrean Festival USA »). En 2024, année de sa participation à Miss Monde, elle avait été qualifiée d’« African queen » (« reine africaine ») par le ministère érythréen de l’Information8. En février 2026, elle s’est associée à l’ambassade d’Érythrée pour intervenir à l’American University. Le propos de cet article n’est pas de l’attaquer, mais de replacer dans son contexte l’ampleur de la réaction qu’elle a suscitée depuis Miss Monde, en soulignant à quel point les Érythréens ont soif de représentation. La question est de savoir qui a le droit de représenter l’Érythrée, et ce que signifie cette représentation. Snit est née et a grandi en Érythrée, mais quitter son pays a été le prix à payer pour bénéficier de cette tribune.
Bee, née et élevée en Érythrée, puis ayant vécu principalement en dehors du pays, m’a confié :
Une grande partie de notre travail créatif semble tournée vers la nostalgie et vers une image de l’Érythrée belle et dénuée de complexité. Je le dis en tant que personne qui crée du contenu depuis près de dix ans. J’ai commencé en faisant la même chose, en enseignant le tigrigna, en partageant des traditions culturelles, en présentant l’Érythrée à travers un prisme très flatteur. Mais j’ai évolué. Je ne veux pas montrer aux gens uniquement l’Érythrée qui nous fait du bien. Je veux voir des contenus qui disent la vérité sur ce que vivent réellement les Érythréens.
Adiam (pseudonyme), militante née à Londres et qui s’est rendue dans le pays, fait écho aux propos de Bee, confiant que même si elle craint des répercussions pour elle-même et pour sa famille, elle estime en définitive que les membres de la diaspora ont le devoir de dire la vérité et de porter les témoignages des Érythréens ayant fui.
« Je me suis battu pour l’indépendance, j’attends toujours la liberté »
Je pense au roman de l’Érythréo-États-Unienne Bsrat Mezghebe publié cette année, I Hope You Find What You’re Looking For (Liveright), dans lequel je me suis sentie représentée en tant qu’Érythréenne de la diaspora. Il est notable que, pendant une grande partie du livre, Lydia, 13 ans, reconstitue peu à peu la vérité sur son père martyr, que sa mère, ancienne combattante rebelle, a enfouie sous son propre deuil tu – non par calcul politique, mais à cause du traumatisme auquel elle a survécu. Ce genre de silence hérité est aussi une réalité commune au sein de notre diaspora.
J’ai récemment publié sur un réseau social à propos du livre. De nombreux commentaires se sont contentés de répondre avec des photos de Snit. La plupart ignoraient sans doute que je suis une critique du gouvernement. Le soutien inconditionnel est à la fois la beauté et le talon d’Achille de notre diaspora : comme l’a confié Vanessa, d’ODS, beaucoup de personnalités publiques ne partagent pas leurs critiques, même lorsqu’elles en ont, de peur d’aliéner leur public. Je peux témoigner du contraste saisissant entre les réactions que je reçois lorsque je parle de l’histoire érythréenne et celles que je reçois lorsque je partage des critiques.
Le pays est encore assez jeune pour que ceux qui ont combattu pour son indépendance continuent de s’organiser et de militer pour son avenir depuis l’extérieur. Samuel Ghebhrewhiet, journaliste en exil, a rejoint l’armée de libération à l’âge de 16 ans, en 1982, et a ensuite publié pour la BBC, en 2021, l’article « Eritrea Viewpoint : I Fought for Independence but I’m Still Waiting for Freedom9 » (« Point de vue de l’Érythrée : Je me suis battu pour l’indépendance, mais j’attends toujours la liberté »).
Documenter est une forme de résistance
Hanna Petros Solomon, qui a fui l’Érythrée, a raconté son histoire à plusieurs reprises. En novembre 2018, elle et sa sœur Meaza se sont entretenues avec ODS, évoquant leur enfance marquée par la disparition de leurs deux parents – leur père, ancien ministre de la Défense devenu dissident au sein du « Groupe des 15 »10, a été arrêté en 2001, leur mère a été arrêtée deux ans plus tard, et aucun des deux n’a été revu depuis.
Trois ans plus tard, Hanna est réapparue dans le documentaire Escaping Eritrea de la chaîne états-unienne PBS Frontline11, décrivant ce qu’elle a vécu après avoir été interpellée alors qu’elle tentait de fuir le pays. Récemment, elle a de nouveau livré son témoignage sur BBC Tigrinya. Le tigrigna est la langue la plus parlée en Érythrée. Trois plateformes, trois publics, le même témoignage, parce qu’aucune d’elles ne touche à elle seule toutes celles et ceux qui ont besoin de l’entendre. Hanna a depuis étudié la psychologie clinique, une manière de transformer ce qu’elle a vécu en quelque chose qu’elle peut offrir en retour.
C’est ce même instinct – la conviction que documenter est en soi une forme de résistance – qui a poussé Michael, un Érythréen vivant sous pseudonyme à Addis-Abeba, à filmer secrètement les conditions de détention à l’intérieur de l’une des prisons les plus tristement célèbres du pays et dont les images ont servi pour le documentaire Escaping Eritrea. Il avait placé la caméra dans la poche de sa veste tout en sachant que, s’il avait été pris, la conséquence aurait été l’exécution. Les Érythréens sont pleinement conscients du pouvoir des médias, et certains sont allés jusqu’à prendre des risques personnels considérables pour s’assurer que leurs histoires existent quelque part. Le contraste entre ses images tremblantes et les séquences soigneusement mises en scène par la diaspora et les visiteurs étrangers dans ces mêmes rues d’Asmara est saisissant.
« On peut aimer l’Érythrée et dire quand même la vérité »
Bee s’oppose aussi à cette manière lissée de présenter les choses :
Les réseaux sociaux récompensent la nostalgie, parce que la nostalgie génère de l’engagement. Mais on peut aimer l’Érythrée, avoir le mal du pays, et dire quand même la vérité. Je veux davantage de contenus qui suscitent de véritables conversations et qui posent réellement la question de ce que nous pouvons faire pour améliorer les choses.
Chaque personne citée ici, moi y compris, a pu s’exprimer librement parce qu’aucune de nous ne vit à l’intérieur des frontières de l’Érythrée. Ce fait n’est pas accessoire. Il est au cœur de ce texte.
Feven, cette femme de 30 ans qui a quitté l’Érythrée à 27 ans, m’a confié que, si elle soutient de tout cœur les personnalités publiques érythréennes ayant de la famille au pays et qui se taisent par crainte des représailles du gouvernement, elle ne supporte pas, en revanche, les personnalités publiques qui se comportent comme si tout allait bien dans le pays alors qu’elles n’ont jamais vécu la réalité sur place.
Il est facile de présumer de la façon dont telle ou telle personne est, ou n’est pas, affectée par la dictature. Je pense que nous avons tous un choix à faire quant à la manière dont nous parlons de notre pays, mais ces choix pèsent plus lourdement pour certains, selon le lieu où se trouve leur famille, leurs liens politiques ou leurs relations personnelles, au sein d’une communauté à la fois très soudée et très polarisée. Mon principal sacrifice pour m’exprimer est de ne plus pouvoir me rendre dans mon pays mais, comme l’a noté Feven, d’autres peuvent avoir des raisons familiales ou autres qui accroissent le risque de parler honnêtement au sein d’une communauté ayant normalisé l’absence de libre expression.
Une relation complexe et pleine de nuances
À propos de la victoire de Snit, Bee déclare :
Pour moi, la représentation, c’est plus que porter le drapeau ou les vêtements érythréens. C’est ce que l’on choisit de dire quand on a enfin un micro. Je ne pense pas que Snit ait représenté l’Érythrée que je connais. Et c’est ce qui m’a le plus déçue, non pas qu’elle ait gagné, mais que nous ayons eu une occasion aussi rare de dire au monde quelque chose de plus profond sur l’Érythrée, et qu’elle ait choisi de ne pas la saisir.
Adiam a dit que cette victoire l’avait frustrée, car elle montrait à quel point les Érythréens savent se mobiliser et à quel point ils tiennent à la visibilité de leur pays, mais qu’elle met en lumière l’ironie du fait que ce fut la première fois que des Érythréens aient pu voter pour quelque chose. Elle dit avoir ressenti un sentiment de fierté et admirer l’engagement de Snit en faveur des droits des personnes handicapées, mais s’est dite déçue que cette tribune n’ait pas servi de porte d’entrée vers des enjeux réellement importants pour les Érythréennes, d’autant plus que l’argent dépensé pour les votes est allé à la plateforme de vote vietnamienne Eventista, plutôt que vers quelque chose qui aurait pu avoir un impact réel pour la communauté.
Nous vivons une époque où il n’a jamais été aussi facile de se surveiller les uns les autres et de juger les gens d’après ce qu’ils publient ou avec quoi ils interagissent sur les réseaux sociaux. Mais ces questions de positionnement vis-à-vis de son pays d’origine et de représentation sont complexes et pleines de nuances. Je pense par exemple à la façon dont l’avocate érythréo-états-unienne Haben Girma a appelé, en avril 2021, à la libération de Ciham Ali Abdu, née aux États-Unis et emprisonnée en Érythrée alors qu’elle était adolescente, et dont on est sans nouvelles depuis 2012, tout en saluant par ailleurs Snit pour son engagement en faveur des droits des personnes handicapées. J’ai souligné la même dichotomie dans ma précédente publication pour Africa Is a Country, sur la manière dont des critiques du gouvernement peuvent malgré tout célébrer une représentation sportive. Tout n’est pas noir ou blanc. Au sein du paysage érythréen polarisé, il existe de nombreuses nuances de gris qui méritent d’être interrogées, plutôt que d’être contraints dans un récit réducteur.
Qui a le droit de représenter l’Érythrée, et pourquoi ?
J’écris sur les droits humains en Érythrée car, même si j’aime célébrer mon héritage, je ne peux ignorer qu’un simple changement de lieu de naissance m’aurait placée dans une réalité totalement différente. Vanessa a dit qu’elle pensait souvent à l’analogie de la maison en feu : quelqu’un est coincé à l’intérieur, regardant les siens passer devant sans manifester le moindre intérêt pour l’aider. Cela me rappelle la couverture de 2001 Magazine, le fanzine qu’elle a porté à bout de bras avec ODS et que j’ai édité durant mon engagement bénévole pour l’organisation.
Le titre de la publication commémore l’année où la presse libre a été réduite au silence, et rassemble des contributions d’écrivaines et d’artistes de toute la diaspora. La Columbia Journalism Review l’a plus tard qualifié de « retour du journalisme érythréen indépendant12 ».
Snit a aussi remporté le prix du meilleur créateur pour sa robe faite de journaux, le même mois, vingt-cinq ans après, de la mise au pas de la presse en Érythrée. Ce paradoxe invite la diaspora à se poser cette question : qui a le droit de représenter l’Érythrée, et pourquoi ? En définitive, pendant que vous lisez ces mots écrits par une membre de la diaspora, les habitantes d’Érythrée demeurent invisibles, soumises à un silence imposé, sans aucune prise sur leur propre récit. Comme l’a confié Bee : « Je pense qu’il est important de se rappeler que le silence ne signifie pas que les gens n’ont rien à dire. Parfois, le silence survient simplement quand les gens ne se sentent pas assez en sécurité pour parler. »
Vous avez aimé cet article ? Association à but non lucratif, Afrique XXI est un journal indépendant, en accès libre et sans publicité. Seul son lectorat lui permet d’exister. L’information de qualité a un coût, soutenez-nous (dons défiscalisables).
Les articles présentés sur notre site sont soumis au droit d’auteur. Si vous souhaitez reproduire ou traduire un article d’Afrique XXI, merci de nous contacter préalablement pour obtenir l’autorisation de(s) auteur.e.s.
1En réalité, Snit Tewoldemedhin, qui est née et qui a grandi à Asmara, vit aux États-Unis depuis 2019. Privé d’industrie du divertissement, le pays n’a pas de concours national de Miss. Snit Tewoldemedhin a été élue Miss Africa-USA en 2023, grâce au soutien de la diaspora érythréenne. C’est à ce titre qu’elle a représenté son pays de naissance dans d’autres compétitions, à savoir Miss Univers (2024) et Miss Monde (2026).
2Teklemariam Bekit, « Three decades, one leader - how Eritreans had their hopes dashed », BBC, 19 juin 2025.
3« CPJ is honored to present its 2026 International Press Freedom Award to the Eritrea 16 », Committee to Protect Journalists.
4Amanda Poole et Jennifer Riggan, « Severe Repression in Eritrea Has Prompted Decades of Exodus », Migration Policy Institute, 9 avril 2025.
5Voir des images de cette manifestation sur le compte Instagram de Justice for Eritreans.
6Lire à ce sujet le communiqué d’International Crisis Group, « Pulling Ethiopia and Eritrea Back from War », 12 octobre 2026.
7« AI warfare : How digital battle is shaping Ethiopia-Eritrea war narratives », AFP, 2 avril 2026.
8Delina Yemane Dawit, All Hail the African Queen, ministère érythréen de l’Information, 13 mars 2024.
9« Eritrea viewpoint : I fought for independence but I’m still waiting for freedom », BBC, 24 mai 2021.
10Petros Solomon a été démis de ses fonctions au sein du gouvernement avant d’être arrêté, en 2001, pour avoir signé la lettre du G-15, une lettre ouverte adressée au président Isaias Afwerki par d’éminents responsables politiques érythréens, connus sous le nom de G-15 ou « Groupe des 15 » au sein du parti au pouvoir, dans laquelle ils réclamaient des réformes gouvernementales. Voir sa fiche sur Amnesty international.
11Le documentaire Escaping Eritrea n’est plus disponible sur la chaîne YouTube de PBS, mais peut être visionné sur cette autre chaîne.
12Feven Merid, « Feven Merid, A Return to Independent Eritrean Journalism », Columbia Journalism Review, 29 juin 2001.
13En réalité, Snit Tewoldemedhin, qui est née et qui a grandi à Asmara, vit aux États-Unis depuis 2019. Privé d’industrie du divertissement, le pays n’a pas de concours national de Miss. Snit Tewoldemedhin a été élue Miss Africa-USA en 2023, grâce au soutien de la diaspora érythréenne. C’est à ce titre qu’elle a représenté son pays de naissance dans d’autres compétitions, à savoir Miss Univers (2024) et Miss Monde (2026).
14Teklemariam Bekit, « Three decades, one leader - how Eritreans had their hopes dashed », BBC, 19 juin 2025.
15« CPJ is honored to present its 2026 International Press Freedom Award to the Eritrea 16 », Committee to Protect Journalists.
16Amanda Poole et Jennifer Riggan, « Severe Repression in Eritrea Has Prompted Decades of Exodus », Migration Policy Institute, 9 avril 2025.
17Voir des images de cette manifestation sur le compte Instagram de Justice for Eritreans.
18Lire à ce sujet le communiqué d’International Crisis Group, « Pulling Ethiopia and Eritrea Back from War », 12 octobre 2026.
19« AI warfare : How digital battle is shaping Ethiopia-Eritrea war narratives », AFP, 2 avril 2026.
20Delina Yemane Dawit, All Hail the African Queen, ministère érythréen de l’Information, 13 mars 2024.
21« Eritrea viewpoint : I fought for independence but I’m still waiting for freedom », BBC, 24 mai 2021.
22Petros Solomon a été démis de ses fonctions au sein du gouvernement avant d’être arrêté, en 2001, pour avoir signé la lettre du G-15, une lettre ouverte adressée au président Isaias Afwerki par d’éminents responsables politiques érythréens, connus sous le nom de G-15 ou « Groupe des 15 » au sein du parti au pouvoir, dans laquelle ils réclamaient des réformes gouvernementales. Voir sa fiche sur Amnesty international.
23Le documentaire Escaping Eritrea n’est plus disponible sur la chaîne YouTube de PBS, mais peut être visionné sur cette autre chaîne.
24Feven Merid, « Feven Merid, A Return to Independent Eritrean Journalism », Columbia Journalism Review, 29 juin 2001.